Francine BAVAY, conseillère régionale d'Île-de-France

mer 10 dec 2008

Des fêtes solidaires et sans OGM

En cette période de fièvre acheteuse et de préparatifs de fêtes, y a-t-il moyen de concilier sobriété, engagement solidaire et écologiste ?

Quelques pistes :

- le Guide de Noël avec ou sans OGM  http://blog. greenpeace. fr/campagne/ ogm

- le Guide Vivre autrement en Ile-de-France, téléchargeable à l'adresse ci-dessous, propose des adresses de boutiques équitables http://www.atelier- idf.org/breves/ 2008-09-16, telechargement- vivre-autrement. htm*

A noter que la version papier du guide est gratuite, on peut se la procurer à l'Atelier, le centre de ressources régional de l'Economie sociale et solidaire, ouvert au public : un cadeau citoyen !

- le Marché de Noël des couveuses d'Ile-de-France (mode, déco, design, bijoux, espace équitable), vendredi 12 et samedi 13 septembre de 10h00 à 20h00, 18 rue du Fbg du Temple, métro République.

- le marché de Noël des solidarités, place Saint Sulpice, paris 6e, organisé par les Centres d’aide par le travail de l’UNAPEI et la Vitrine des CAT – dépêchez-vous, c’est jusqu’au 11 décembre !

Bonnes fêtes à vous toutes et tous, sous le signe de la décroissance équitable, sélective et solidaire

mar 9 dec 2008

Recul de l’Etat sur la protection des femmes fuyant des mutilations génitales et des parents voulant soustraire leurs filles à ces pratiques.

Depuis 2001 et jusqu’en juillet 2008, l’Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA) reconnaissait les risques encourus par certaines petites filles et jeunes femmes en cas de retour dans le pays d’origine de leurs parents. Les jeunes filles et les parents voulant se protéger ou protéger leur enfant de l’excision obtenaient le statut de réfugié car, malgré une certaine évolution des législations dans les pays concernés, ces mutilations sont toujours pratiquées par l’entourage familial, souvent au mépris de l’opposition formelle des parents. Il a fallu des années de lutte pour que cette persécution soit reconnue comme telle, dans le cadre de la Convention de Genève, par les autorités françaises. Allons nous aujourd’hui vers une remise en cause de ces acquis ?

En juillet 2008, L’OFPRA a opéré un brutal renversement de doctrine, sans explication et de manière unilatérale. Désormais l’Office différencie les demandes d’asile selon l’ancienneté et le statut du séjour en France des parents.

Les petites filles sont, au mieux, protégées contre cette menace par la protection subsidiaire, mais qu’arrivera-t-il à leurs parents ? Et au reste de la fratrie ? Depuis la mise en œuvre de la nouvelle doctrine de l’OFPRA, de nombreuses familles attendent de connaître la position des préfectures au regard de leur situation administrative. Ces demandeurs d’asile rejoindront- ils le contingent des ‘ni expulsables – ni régularisables’ ? Ou bien, en cas de reconduite dans leur pays d’origine, l’administration confiera-t-elle à l'Aide Sociale à l'Enfance les petites filles qui sont sous sa ‘protection’ ?

Associations ci-dessous et signataires, appelons l’OFPRA et le Ministère de l’immigration à assumer pleinement leur devoir en appliquant la Convention de Genève pour protéger les filles menacées d’excision et leur famille.

Nous appelons également le gouvernement français à appuyer et soutenir les efforts mis en place ici et là bas afin de faire reculer ces mutilations.

Signataires au 1 er décembre 2008  :

ATMF

Cimade

COMEDE

FASTI

Femmes Solidaires

Femmes de la Terre

Fédération IFAFE

LDH

LFID

Maison des Femmes de Montreuil

Morlaix Liberté

RAJFIRE

RESF

RESF Montreuil

RESF Paris Sud-Ouest

SOS Femmes 93

ven 5 dec 2008

Mobilisation autour des tours de la Lutèce - Châtenay Malabry

portes ouvertes le samedi 13 décembre

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Plan de relance de l’économie de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy veut relancer l’économie, il oublie qu’il faut pour cela d’abord et avant tout protéger celles et ceux que notre société laisse au bord du chemin.

Relancer l’économie, c’est avoir le courage de lancer un nouveau service public de proximité, dont la mission première serait la lutte contre les discriminations et les inégalités, un service public qui serait chargé de la création d'activités publiques répondant à des besoins d’utilité sociale et environnementale insatisfaits, un service public avec un objectif de mixité générationnelle et sociale.

Relancer l’économie, c’est avoir une réelle politique de construction de logements sociaux, plutôt que le démantèlement du parc social existant, et l’endettement des familles les plus pauvres. Le logement n’est pas qu’une marchandise ou un placement financier, c’est un droit fondamental pour l’individu et la famille, c’est le fondement de la vie sociale et professionnelle.

Relancer l’économie, c’est soutenir les éco-activités, le gisement des emplois de demain. La France est loin derrière d’autres pays européens en termes d’énergies alternatives, d’éco-construction, de maraîchage biologique. Aujourd’hui l’écologie est partout dans les discours, encore faut-il qu’elle soit dans les actes.

Relancer l’économie, c’est développer l’économie sociale et solidaire, les circuits courts et les activités qui ne sont pas délocalisables, soutenir les initiatives citoyennes pour créer des emplois de proximité et d’utilité sociale.

Relancer l’économie, c’est inciter les constructeurs automobiles à amorcer la mutation de leurs activités, développer les transports collectifs, les mobilités durables.

Relancer l’économie, c’est arrêter de prêcher que seule la consommation effrénée est une réponse à la précarité. Il est plus que temps de transformer les modes de consommation et de production, pour des modes de vie soutenables, équitables et plus solidaires.

Relancer l’économie, c’est d’abord et avant tout permettre aux plus démunis d’exercer leur droit à une existence décente, des emplois pérennes et des conditions de vie dignes.

mer 3 dec 2008

Des cendres de la Camif, faisons renaître une nouvelle coopérative de consom’acteurs pour une économie équitable.

Appel du 1 décembre 2008

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mar 2 dec 2008

Sauvegardons notre système de soins mutualiste !

Les Verts Quartier Latin interpellent la Ministre de la Santé sur la défense de notre système mutualiste créé en 1949, afin de maintenir l’accès aux soins de qualité et à la santé pour tous. Le Palais de la Mutualité situé au coeur de Paris doit rester un lieu emblématique de la santé sociale et ne pas être transformé en un centre de congrès privé.

Les Verts Quartier Latin appellent à venir manifester le mardi 2 décembre à 10h30 devant le Palais de la Mutualité avec les professionnels du soins, syndicats, acteurs du monde associatif ou médico-social, mutualistes, représentants des usagers et /ou usagers du système de santé.

Le Palais de la Mutualité délivre plus de 210 000 actes du secteur 1 par an et abrite actuellement deux centres de soins animés par 188 médecins généralistes et spécialistes (dentistes, gynécologues et ophtalmologistes). Sa fermeture s'accompagnerait du licenciement de dizaines de personnes et renverrait de nombreux patients sur le secteur privé, sans prise en compte du tiers payant et dépassements d’honoraires.

Supprimer les centres mutualistes revient à dissuader les patients de se faire soigner pour des maladies apparemment peu sévères mais qui, faute de soins, risquent de s’aggraver ; c’est les inciter à reporter à plus tard les actes de prévention ; c’est l’inverse d’une politique cohérente de santé publique.

Alors que les franchises médicales et de la banalisation des dépassements d’honoraires privent une part croissante de la population d'un accès à des soins de qualité, nous rejetons ce nouveau pas vers l’abandon progressif d’un système d’Assurance maladie solidaire. La mise en place d’un système assurantiel de type privé ne peut que contribuer à la croissance des inégalités sociales de santé.

La crise que traverse le Palais de la mutualité serait due à une directive européenne de 2002 empêchant le secteur « assurantiel » de la FMP de financer un centre de soins. Or le nouveau Code de 2002 prévoit la possibilité de tels transferts. L'argumentaire conduisant à la fermeture de ce lieu si important pour la santé publique apparaît donc bien fragile.

Quoiqu'il en soit, plutôt que d’appliquer la législation des assurances aux mutuelles, les pouvoirs publics pourraient imposer aux assureurs un facteur de moralisation de la concurrence. Les échéances européennes seront justement l’occasion de proposer la reconnaissance d’un statut mutualiste européen. Il est temps de définir collectivement la société que nous voulons.

L'actualité sociale du Conseil régional

en ligne sur le site de la Région :

http://www.iledefrance.fr/lactualite/

lun 1 dec 2008

1,3 million d’Euros supplémentaires pour le développement de l’Economie sociale et solidaire en Ile-de-France

Lors de la dernière commission permanente de l’année 2008 au Conseil régional, qui s’est tenue jeudi 27 novembre, les élu/es ont adopté une série de rapports de soutien à l’économie sociale et solidaire, présentés par Francine Bavay, la Vice-présidente en charge de ce secteur.

Les rapports :

- 372 primes ADIE pour la création d’activités par des publics très éloignés de l’emploi ou en situation précaire – dont 304 pour des entreprises créées depuis un an




- la poursuite au soutien des couveuses et coopératives d’activités et d’emploi – comme Alter-Bâtir, spécialisée en éco-construction




- des aides régionales à l’insertion par l’activité économique (dispositif ARSIE), notamment pour Fair planet, créateur de la marque Tudo Bom




- le renouvellement de conventions territoriales avec le Sud Val-de-Marne, Plaine commune, et un projet de convention avec les Lacs de l’Essone




- des conventions triennales avec notamment l ‘association Chantier Ecole et l’association PADES (appui méthodologique à l’auto-production)




Ont été également attribués 28 emplois-tremplin au titre de l’Economie sociale et solidaire - sur un total de 340 pour des structures de l’Economie sociale et solidaire depuis la création du dispositif, notamment pour l’association de tourisme solidaire Taddart ou l’association ANCRE, qui valorise les compétences et les projets portés par des femmes.




Pour plus d’informations sur l’Economie sociale et solidaire en Ile-de-France :




et bien sûr le site de l’Atelier, le centre régional de ressources de l’Economie sociale et solidaire

Ouvert au public

du mardi au samedi, de 10h à 17h, sans interruption

le jeudi jusqu'à 20h

fermé le lundi toute la journée, le samedi entre 13h et 14h

8-10 impasse Boutron, 75010 Paris Métro Gare de l'Est ou Château Landon