Francine BAVAY, conseillère régionale d'Île-de-France

mer 25 fév 2009

Communiqué de presse

Pantouflage sur mesure : en voulant faire nommer François Pérol à la tête de la fusion Caisse d’Epargne/Banques populaires, Nicolas Sarkozy se prend les pieds dans le tapis

Comment un secrétaire général de l’Elysée en charge des questions économiques et sociales peut-il être appelé à diriger une fusion qu’il a lui-même œuvré à constituer ?

Le décret n°2007-611 du 26 avril 2007 relatif à l'exercice d'activités privées par des fonctionnaires ou agents non titulaires est pourtant très clair à ce sujet.

En tant que haut fonctionnaire, je rappelle la nécessité de respecter les mêmes règles par tous.

En tant que Vice-présidente de la Région Ile-de-France en charge de l’Economie sociale et solidaire, je m’insurge contre cette tentative de contrôle d’un Président de la République qui semble avoir oublié les fondements de la dite République, à savoir la séparation des pouvoirs.

Dans la crise que nous devons affronter, l'Economie sociale et solidaire a un rôle indispensable à jouer, pour remettre la personne au cœur des enjeux, et réinvestir dans l'utilité sociale plutôt que dans les profits aux actionnaires.

Les banques de l'Economie sociale doivent renouer avec les valeurs de l'ESS qu'elles avaient, pour certaines, oubliées ces dernières années dans la course concurrentielle avec les banques de marché.

La nomination d'un agent élyséen ne donne pas le gage attendu.

lun 23 fév 2009

Printemps pour une économie équitable 2009

Ci-dessous l'invitation lancée par MINGA

Lire la suite

jeu 19 fév 2009

RAPPEL : Manifestation de soutien aux grévistes de la Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion

Samedi 21 février, 14 h, de la République à la Nation

À l'appel (à ma connaissance) :

• Collectif Continuité Liyannai Kont Pwofitasyon (Amitié Marie-Galantaise, CGT-CAVCP, Kapesteriens, UNP, Defiseudom, TNT, Armada, Choukaj, Atome, Sud-TMT, Sud-CT Ville de Paris, Collectif solidarité, POI, Association Agora Karayib, Théâtre de l'air nouveau, Collectif d'artistes, Dlokoko, Cifordom, Génération consciente, Ile et solidarité, Gran balan, la Compagnie Boukoussou, la Compagnie l'Autre souffle, la Compagnie Man Lala, Balkouta Eritaj, la Compagnie Awa, Action et participation, Confédération nationale des familles, Kalbass, Collectif DOM-TOM-US CGT Ville-de-Paris, et de nombreuses personnalités)

• Partis de gauche (Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Association des Communistes Unitaires (ACU), Les Alter-Ekolo, Les Alternatifs, Alternative Libertaire (AL), La Coordination Nationale des Collectifs Unitaires (CNCU), La Fédération, Le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) ; Le Parti de Gauche (PG), Parti Communiste ouvrier de France (PCOF), Les Verts)

• Syndicats (L'union syndicales solidaires, la CGT, la CNT)

mar 10 fév 2009

Soutien à l'appel de la Sorbonne

Les présidents d’université et les représentants des présidents d’université présents en Sorbonne le 9 février 2009 appellent les deux ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à retirer tous les projets de réforme controversés, condition indispensable à l’ouverture de véritables négociations et à la relance du nécessaire processus de réforme auquel doivent être associés toute la communauté universitaire – enseignants-chercheurs, BIATOSS et étudiants –, ainsi que l’ensemble des acteurs de la Recherche.

Réformes de l'enseignement supérieur et de la recherche

le communiqué de la Région Île-de-France - avec tout mon soutien aux universitaires et au monde de la recherche

Lire la suite

mer 4 fév 2009

Retour de Belem

Il est des événements qui ont une portée symbolique énorme et bouleversent nos conceptions politiques. Ce qui s'est produit à Seattle en 1999, juste après l'abandon de l'AMI, en est un. Pour la première fois, des syndicalistes, des écologistes, des altermondialistes se sont mobilisés ensemble pour dénoncer les thuriféraires du néolibéralisme, de l'OMC à la Banque mondiale, en passant par le FMI mais aussi les USA et l'Union européenne, pour dénoncer les attaques contre les services publics, la protection sociale, le productivisme destructeur de l'environnement et de la souveraineté alimentaire,... L'échec qui s'en est suivi de la réunion de l'OMC à Seattle a donne des idées. C'est ainsi que depuis, chaque année au moment du Forum économique de Davos, se tient un forum social mondial sous une forme ou une autre, centralisé , décentralisé dans plusieurs pays ou bien même totalement délocalisé dans des milliers de sites. Le forum de Belem s'inscrit dans cette lignée d'événements. Un événement de taille. Un succès énorme en terme de participation, mais aussi en terme d'approfondissement des thématiques et réseaux qui ont vu le jour depuis que l'autogestion des conférences est devenue la règle organisationnelle. Comme pour la thématique Économie solidaire qui a été à l'origine d'un réseau qui fonctionne entre les rencontres mondiales. Comme la dynamique féministe dans l'appétit à débattre n'a pas faibli et qui a réaffirmé le droit à l'avortement comme un droit fondamental pour toutes les femmes dans un pays où il reste à conquérir. Comme la tenue d'un séminaire sciences et démocratie pour la première fois.

Mais l'essentiel du succès n'est pas là. Il est dans le choix du lieu, Belem ville d'un million cinq cent mille habitants aux portes de l'Amazonie et l'importance consacrée à la thématique écologique qui en découle. Une autre avancée notable réside dans la régionalisation du FSM. Que ce soit le FSM ou le Forum des autorités locales qui se tient souvent en même temps, ils ont fait une large place aux populations autochtones amazoniennes). Et ceci, au moment où la crise financière vient compliquer la question de la crise écologique qui se révèle une crise globale. La parole largement prise par les populations indigènes qui s'étaient mobilisées a ainsi permis de jeter un autre regard sur les autres mondes possibles.

En effet leur slogan n'est pas de vivre mieux, mais de vivre bien. La demande sous-jacente - vivre mieux avec un peu plus en participant au partage du gâteau de la croissance n'est pas ce que nous voulons, nous voulons vivre bien absolument - transforme complètement l'angle de vue et conduit à une vision tranquille de ce que d'aucuns appellent décroissance. Transposons par exemple cette approche à la question du logement en France. Tout le monde s'accorde à dire que le logement est un critère absolu de bonne vie. Ce qui en découle alors immédiatement est qu'il faut agir tant que quelqu'un ne vit pas bien. Il faut donc réhabiliter et construire du logement tant que la file d'attente n'est pas résorbée plutôt que de se demander combien il est possible d'en construire au vu de l'effort financier que les collectivités sont prêtes à concéder (et ne jamais atteindre l'objectif). Et décider ensemble des priorités.

Voilà qui induit une autre avancée fondamentale des débats nés du FSM qui réside dans ce que l'on pourrait appeler une relocalisation démocratique. Les populations amazoniennes, à l'aune des avancées technologiques mondiales, veulent, de ce point de vue de bonne vie, choisir entre routes et téléphones mobiles par exemple. Cette piste de la relocalisation démocratique volontaire qui permettrait, par les urnes ou les mobilisations, aux habitants d'un territoire donné de décider de ce qui les concerne, accepter ou non une mine à ciel ouvert qui va détruire votre environnement, le passage d'un TGV qui ne s'arrête pas mais détruit des terres cultivables trop rares, une technologie comme les OGM qui condamne toute agriculture biologique et détruit le patrimoine génétique de la planète,…n'est-elle pas celle qui est à l'œuvre en matière d'économie sociale et solidaire quand on fait des diagnostics territoriaux avec les habitants ?

On constate ainsi une régularité dans les solutions proposées autour d'un approfondissement démocratique qui est une piste très féconde pour une alternative au néo-libéralisme.

Les Verts appellent à signer la pétition de soutien au Planning Familial

Communiqué des Verts - Soutien inconditionnel au Planning Familial

Lire la suite

mar 3 fév 2009

Au revoir Amazonie

Quelques chiffres après le Forum social mondial 2009, à Belem :

un total d'environ 150 mille participants. 5808 organisations concernées: 489 d'Afrique, 119 de l'Amérique centrale, 155 de l'Amérique du Nord, 4193 de l'Amérique du Sud, 334 d'Asie, 491 d'Europe, 27 d'Océanie pour 2310 activités. 4830 bénévoles, traducteurs, techniciens et personnel du groupe d'appui au Forum, 5200 exposants dans les magasins, dans les espaces de l'économie solidaire et des restaurants. 200 événements culturels réalisés, 1000 artistes qui ont organisé des spectacles. Massive la couverture médiatique de l'événement: 800 journaux de 30 pays ont été accrédités auprès du Forum, 4500 journalistes, professionnels de la communication et indépendants, dont 2500 sur place

dim 1 fév 2009

Déclaration de l’Assemblée des Femmes Forum Social Mondial 2009, Belém do Para, Brésil

Assemblée des femmes 1er février 2009

Lorsque cette année, le FSM s’unit à la population de la Pan-Amazonie, nous, femmes de différentes parties du monde réunies à Belém, nous affirmons la contribuition des femmes autochtones et des femmes de tous les peuples de la forêt comme sujet politique qui vient enrichir le féminisme à partir de la diversité culturelle de nos sociétés et avec nous, rendre plus forte la lutte féministe contre le système patriarcal capitaliste globalisé.

Le monde aujourd’hui, assiste à des crises qui montre la non viabilité de ce système. Les crises financières, alimentaire, climatique et energétique ne sont pas des phénomènes isolés, mais représentent une même crise de modèle mue par la surexploitation du traVail et de la nature et par la spéculation et financiArisation de l’économie.

Face à ces crises, les réponses paliatives basées encore dans la logique du marché ne nous intéressent pas. Ceci ne peut seulement mener qu’à une survie du même système. Nous avons besoin d’avancer dans la construction d’alternatives. Pour la crise climatique et energétique, nous rejetons la solution des agro-combustibles et du marché de crédits de carbones. Nous, femmes feministes, nous proposons le changement du modèle de production et de consommation.

Pour la crise alimentaire, nous afirmons que les transgéniques ne représentent pas une solution. Notre proposition est la souveraineté alimentaire et la production agro-écologique.

Face à la crise financièra et économique, nous sommes contre les millions retirés des fonds publics pour sauver les banques et les entreprises. Nous, femmes féministes, revendiquons la protection au travail et le droit à un revenu digne.

Nous ne pouvons accepter que les tentatives de maintien de ce système soient faites sur notre dos de femmes. Les démissions en masse, la réduction des dépenses publiques dans le social et l´affirmation renouvelée du modèle productif affecte directement nos vies et qu´augmente le travail de reproduction durable de la vie.

Pour imposer son emprise sur le monde, le système recourt à la militarisation et à la course aux armes ; il invente des confrontations/génocides qui font des femmes des butins de guerr, et il assujeti leurs corps à la violence sexuelle comme arme de guerre dans les conflits armés. Il expulse les populations et les oblige à vivre comme réfugiées politiques ; il laisse dans l’impunité la violence contre les femmes, le féminicide et d’autres crimes contre l’humanité qui se succèdent quotidiennement dans le contexte des conflits armés.

Nous féministes, proposons des transformations profondes et radicales des relations entre les êtres humains et avec la nature, la fin de la lesbophobie, du patriarcat heteronormatif et raciste.

Nous exigeons la fin du controle sur nos corps et nos sexualités. Nous revendiquons le droit de decider en liberté sur nos vies et les territoires que nous habitons. Nous voulons que la reproduction de la societé ne se fasse pas à partir de la super-exploitation des femmes.

Dans la rencontre de nos forces, nous nous solidarisons avec les femmes des régions des conflits armés et en guerre. Nous joignons nos voix à celles de nos compagnes d’Haiti et nous répudions la violence pratiquée par les forces militaires d’occupation. Notre solidarité aux Colombiennes, Congolaises, et tellement d’autres qui résistent tous les jours aux violences des militaires et milices impliqués dans les conflits de leurs pays. Notre solidarité avec les Iraquiennes qui font face à la violence de l’occupation militaire nord-américaine.

Actuellement et spécialement, nous nous solidarisons avec les femmes de Palestine qui sont dans la Bande de Gaza sous l’attaque militaire d’Israel. Et nous nous joignons à toutes celles qui luttent pour la fin de la guerre au Moyen-Orient.

Dans la paix comme dans la guerre, nous nous solidarisons avec les femmes victimes de la violence patriarcale et raciste contre les femmes noires et contre les jeunes.

De la même manière, nous manifestons notre appui et solidarité à chacune des compagnes qui sont en luttes de résistance contre les barrages, les marchands de bois, les entreprises minératrices et les mégas-projets en Amazonie et autres parties du monde. Elles sont persécutées pour leur opposition légitime à l’exploitation. Nous nous joignons aux luttes pour le droit à l’eau.

Nous nous solidarisons avec toutes les femmes qui sont criminalisées pour pratique de l’avortement ou parce qu’elles défendent ce droit. Nous reforçons notre compromis et convergeons nos actions pour résister à l’offensive fondamentaliste et conservatrice, et pour garantir que toutes les femmes qui en ont besoin aient le droit à l’avortement légal et en sûreté.

Nous nous joignons aux luttes pour l’accès des femmes porteuses de déficiences et pour le droit d´aller et de venir des femmes migrantes.

Pour nous et pour toutes, nous continuerons notre compromis de construir le mouvement féministe comme une force politique contre-hégémonique et comme un instrument des femmes visant la transformation de leurs vies et de nos sociétés, appuyant et renforçant l’auto-organisation des femmes, le dialogue et l’articulation avec les luttes des mouvements sociaux.

Nous serons toutes, dans le monde entier, le 8 mars prochain et durant la Semaine d’Action Globale de la Marche Mondiale des Femmes de 2010, à nous confronter au système patriarcal et capitaliste qui nous opprime et nous exploite. Dans les rues et dans nos maisons, dans les forêts, dans les champs et plantations, dans le cheminement de nos luttes et dans le quotidien de nos vies, nous maintiendrons notre rébellion et mobilisation.

Belém, 1er février 2009