Ingénieure, Francine BAVAY effectue son parcours professionnel dans le service public des télécommunications. Son activité de prospectiviste, conseil stratégique d’entreprise et spécialiste de l’innovation va lui révéler ce que sera la mondialisation libérale dès le milieu des années 80. Représentante des salarié-e-s au Conseil d'Administration de France Télécom sur une liste du syndicat SUD-PTT, elle va lutter contre la privatisation du service public des télécommunications.

Élue déterminée d’une institution qui a adopté une délibération anti organismes génétiquement modifiés, elle va pratiquer la désobéissance civique et sera d’abord relaxée, avant d’être condamnée à deux mois de prison avec sursis par le tribunal d’Orléans. Élue concernée, elle inspirera la création d’une association d’élu-es d'une association : Élu-e-s contre les violences faites aux femmes (ECVF), qui luttent contre les violences faites aux femmes, qui empêchent l’égalité réelle d’advenir.

Soucieuse de lier réflexion théorique et engagement sur le terrain, elle est membre fondatrice de la Fondation Copernic. En 2003, elle participe à la création de l'association Respire qui a pour objectif de proposer des politiques publiques de développement durable de gauche.

Repères :

  • années 70 : engagement féministe, aujourd’hui au collectif national pour les droits des femmes
  • années 80 : syndicaliste à la CFDT puis à SUD-PTT
  • 1991 : promotion Condorcet de l’ENA
  • 1993 : engagement politique au sein des Verts
  • 1994 : participe aux marches d’AC ! contre le chômage
  • 1997 : membre fondatrice de la fondation Copernic
  • 1998 : élue au conseil régional d’Ile-de-France, renouvelée en 2004. 2e vice-présidente chargée du développement social et de l’économie sociale et solidaire
  • 1999 : participe au rassemblement de Seattle puis au mouvement altermondialiste
  • 2001 : co-fondatrice de l’association d’élu-e-s contre les violences faites aux femmes
  • 2003 : co-fondatrice de l’association Respire, pour dessiner des politiques publiques de développement durable de gauche
  • 2004 : dit Non au projet de traité constitutionnel européen
  • 2005 : milite pour une campagne présidentielle unitaire avec José Bové
  • 2007 : participe au Grenelle de l’environnement alternatif et citoyen
  • 2008 : reçoit en janvier une convocation pour prélèvement d’ADN, en lien avec sa condamnation en tant que faucheuse volontaire